| Qu’est-ce que ARICHA ? |
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Pourquoi une association pour le Retour sur Investissement en Capital Humain en Afrique ?
Pour une raison toute simple : il y a aujourd’hui en Europe en général et en France en particulier plusieurs personnes d’origine africaine qui y vivent et travaillent. Ces personnes sont pour la plupart nées en Afrique, elles y ont grandi et ont fait une bonne partie de leur scolarité là-bas. Le financement de cette scolarité, c’est ce que les économistes de l’Education, comme Gary Becker, ont appelé l’investissement en capital humain. Or, comme tout investissement, lorsque celui-ci est réalisé, l’on en attend nécessairement une contrepartie. Cette dernière est ce que l’on appelle aussi couramment le retour sur investissement. Il paraît donc normal que l’Afrique, qui a fortement contribué au financement de la formation de ces femmes et hommes qui ont fait le choix ensuite de vivre et de travailler en Europe pour des raisons qui leur sont propres et qu’il ne nous appartient pas de juger, puisse elle aussi récolter les fruits de ses efforts passés. Voilà l’idée majeure qui a présidé à la création d’ARICHA et qui explique d’ailleurs cette dénomination.
Pourquoi limiter les membres de l’association aux seuls fonctionnaires ?
Pour des raisons à la fois de stabilité et de crédibilité. En effet, les fonctionnaires français sont des personnes économiquement stables. Nous pensons qu’une association de personnes stables est un gage de stabilité pour l’association elle-même. De plus, le fait d’être fonctionnaires français, c’est-à-dire d’avoir un emploi consécutif à la réussite d’un concours administratif difficile est un facteur de crédibilité vis-à-vis de nos interlocuteurs.
S’agit-il d’une association de fonctionnaires français d’origine africaine ?
Non. Il ne s’agit pas du tout d’une association composée uniquement de fonctionnaires français d’origine africaine. L’article 1er de nos statuts stipule qu’ARICHA est une association de fonctionnaires français d’origine africaine ou non. Donc, ARICHA est ouverte à tous. Simplement, comme elle [ARICHA] a vocation à travailler avec l’Afrique, il est souhaitable que les personnes qui la composent connaissent bien l’Afrique et/ou en maîtrisent les problématiques.
Quels sont nos objectifs ?
Deux grandes catégories d’objectifs : d’une part des objectifs en direction de l’Afrique, et d’autre part des objectifs en faveur de la France.
S’agissant de l’Afrique, notre but premier est d’aider les pays africains à assurer le bien être de leurs populations en mettant à leur disposition notre expertise dans le domaine professionnel. Nous souhaitons également participer aux projets de co-développement initiés par l’Etat français. Enfin, nous voulons aussi apporter notre aide aux africains candidats au retour sur le continent, soit de façon définitive, soit dans le cadre de stages en entreprise.
En ce qui concerne la France, le but d’ARICHA est, d’une part, de permettre à ses membres de mieux se connaître et de mutualiser leurs expériences professionnelles et, d’autre part, d’aider les personnes, en particulier les jeunes, qui aspirent à devenir fonctionnaires, à préparer les concours administratifs et à les réussir beaucoup plus facilement que nous-mêmes. De même, ARICHA envisage d’apporter son soutien aux titulaires qui souhaitent progresser dans leurs carrières par voie de promotion interne.
Quels sont nos projets concrets ?
Nous n’avons pas de projets clefs en main, mais simplement la mise à disposition de notre ingénierie et de notre valeur ajoutée professionnelles aux pays africains. Voilà pour le volet Afrique.
S’agissant de la France, nous entendons surtout organiser, en faveur des candidats aux concours administratifs, des séances de soutien technique et psychologique.
Comment pensons-nous pouvoir être crédibles vis-à-vis des pays africains ?
Tout d’abord nous sommes une association de fonctionnaires français, c’est-à-dire des personnes économiquement stables et qui n’aspirent à rien d’autre que de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des autres, aussi bien en Afrique qu’en France.
Ensuite, nous avons aujourd’hui une riche expérience professionnelle dont pourraient raisonnablement profiter les pays africains.
Enfin, dans ARICHA, il y a des personnes d’origine africaine qui ont à la fois la connaissance du terrain et de solides compétences professionnelles.
Donc, trois bonnes raisons pour être crédibles aux yeux des pays africains.
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